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Belle Ile, Houat et Hoëdic

Belle Ile, Houat et Hoëdic

Le Blue Djinn Gwenva Gwenn est parti naviguer dans les îles du Morbihan avec la visite de Houat, Belle Ile et Hoedic début septembre 2018.

Passé l’écluse d’Arzal à 9h, le vent nous a poussé doucement vers le large. Isabelle et moi sommes partis pour une semaine de bateau autour des îles du Morbihan. Le moteur a dû être mis à contribution pour arriver jusqu’à Houat en milieu d’après-midi. Dans le port de Saint Gildas déjà bien rempli, nous nous sommes amarrés à couple avec un autre petit bateau, un first 20, qui nous a invité à nous arrêter à coté de lui.

Houat

En septembre, se promener sur Houat est particulièrement agréable. Nous faisons honneur son hospitalité en nous rafraîchissant au Siata bar qui semble être le centre de la vie de l’île. Puis, nos pas suivent les sentiers côtiers. La plage Est où j’avais prévu d’arriver au départ est toujours aussi plaisante. Mais aujourd’hui, le vent de Nord-Est m’a conseillé de chercher un abri plus sûr. La plage du Sud accueille plusieurs bateaux. Mais, une barre complique le débarquement de l’annexe sur le sable. A voir pour une autre fois.

Le camping bénéficie d’une vue privilégiée sur la mer. Des habitués en profitent depuis le début de l’été. Les faisans se font remarquer à tous les détours. Cette espèce introduite a proliféré et on ne sait plus comment maîtriser le développement de sa population. Sur les maisons et les monuments, de belles photos essaient de raconter la vie sur l’île.

De retour au bateau, le vent est monté d’un cran. Le capitaine du port nous met en garde contre une augmentation de la force du vent pendant la nuit. Notre bateau est coincé entre le first 20 et un petit bateau à moteur. Sous l’influence de la houle, les bâtiments dansent déjà et les pare-battages essaient tant bien que mal de remplir leur office. Dans notre bateau, nous n’avons heureusement pas le mal de mer. Mais je n’ai pas bien dormi ou même ai-je dormi ? Toute la nuit, les bateaux se frottaient entre eux vigoureusement. A certains moments, les bruits donnaient l’impression qu’on était en train de scier la coque. Le matin en sortant de la cabine, nos voisins du first 20, n’ont pas bien dormi non plus. L’équipière a même passé toute la nuit dans le cockpit. Et là, elle n’est pas en forme. L’équipage décide de repartir tout de suite vers le golfe du Morbihan pour se refaire une santé à l’abri de la houle.

Nous, nous redescendons à terre pour visiter le centre d’aquaculture, puis après une pause déjeuner au Siata bar, nous allons nager sur la plage Est dans une eau à température agréable.

Belle île

A 16h, nous sommes de retour sur le bateau pour partir à Sauzon sur Belle île. Nous passons la Teignouse avec un peu d’émotion. Puis, le vent nous pousse jusqu’à Belle Ile, A 20h, nous devons mettre le moteur pour faire le dernier mile et arriver dans le port qui est à mi-marée montante à la nuit tombante. Nous terminons la soirée dans une crêperie du port.

Le lendemain, il n’est pas question de grasse matinée, nous avons au programme le tour de Belle île par la pointe des Poulains, la côte sauvage exposée à l’océan et le sud de Belle Ile, Je ne sais pas encore quelle sera notre étape finale. Peut-être un abri au sud de Belle île ou bien Hoedic.

Le vent est très coopératif. Pas tout de suite dans la direction idéale, mais bien présent pour nous pousser. En arrivant à la pointe des Poulains, un groupe de dauphins nous fait les honneurs. Nous sommes captivés par leurs évolutions et j’arrive à les cadrer dans mon objectif photo. Isabelle me demande si c’est normal ces rochers affleurants à 50 m devant nous. Les dauphins oubliés, nous virons sur le champ pour faire un beau détour et reprendre contact avec le Gps de mon ipad.

Le Gps est un bel outil. Il m’est d’autant plus utile que je n’ai pas remis la main sur la carte papier de ce coté de Belle île.

Dans un petit bateau, un des soucis est le rangement. Pour partir plusieurs jours, il faut emmener beaucoup de choses et malgré une bonne volonté de mettre tout à sa place, certaines affaires arrivent à se dissimuler au moment où on en a le plus besoin.

Les paysages défilent avec la maison de Sarah Bernard au milieu des rochers impressionnants.

Isabelle a de la chance avec la ligne de traîne. Une demi-douzaine de chinchards s’y est accrochée en une seule fois. Nous avons dû traverser un banc de poissons. Le chinchard n’est pas le poisson le plus recherché et il contient beaucoup d’arêtes. Mais il a du goût et il fera notre repas du soir avec délices. Elle aura aussi la chance de pêcher une très grande bonite quelques jours plus tard.

Le vent forcit, nous prenons des ris. Un premier ris, puis un deuxième. Passé le cap sud, nous libérons les ris et j’évalue la solution de s’arrêter dans un fjord au sud de Belle Île. C’est là que la batterie de l’ipad éteint mon Gps. A Sauzon, les bateaux mouillent sur des bouées et il n’est donc pas possible de recharger les instruments électriques. Je n’ai plus de Gps, pas de carte papier. Je cherche le compas de relèvement qui a toujours sa place dans le bateau. Pas de compas de relèvement. Je suis donc au sud de Belle Ile sans aucun outil de navigation autre que la bousole.

Mais j’ai en tête la configuration du terrain. Je choisis de rejoindre le port de Hoedic en me fiant à mes souvenirs de navigation. Avec la boussole, j’arrive à me positionner grossièrement et avec la carte papier couvrant Hoedic, nous évitons les rochers qui protègent l’île et rentrons au port de l’Argol vers 18h et nous amarrons à couple sur la grosse tonne au fond du port.

Hoedic

Pour fêter notre contentement d’être bien arrivé, je joue quelques morceaux au saxo. La musique calme les mœurs et nous fait repérer par nos voisins de Sauzon qui nous inviteront à prendre un café sur leur ovni 28.

Hoedic nous séduit d’emblée. Elle est différente des autres îles. Plus petite avec une centaine d’habitants à l’année, elle se mérite. Je fréquente ce bassin de navigation depuis plusieurs décennies. Et je ne m’étais jamais arrêté à Hoedic. Le port était réputé inconfortable, je ne m’en suis jamais vraiment approché. C’est aussi l’île la plus éloignée du continent. Dans son histoire, elle avait un statut de quasi indépendance il y a 2 siècles.

Ici, les gens ne sont pas débordés par les touristes et l’île garde pleinement son caractère insulaire. Arrivés à la Trinquette, le bar près de l’église, nous nous sentons acceptés par la communauté des Hoedicois. Nous échangeons avec nos voisins de table qui nous parlent de leur amour de l’Île. Tous les ans, ils arrivent avec les beaux jours et n’en repartent qu’avec les premiers frimas.

Le lendemain matin, le vent venant toujours du Nord-Est pousse une houle formée dans le port. Un bateau de 10 m, essaie de sortir courageusement. Quelques minutes plus tard, nous le revoyons avec le génois monté dérivant vers les rochers. Le moteur ayant calé, le skipper a déroulé le génois pour avoir une force motrice. Malheureusement, le génois l’a fait grimper sur les cailloux. La procédure de détresse est activée et les secours prévenus. L’annexe se détache pour mettre les occupants dont un bébé en sécurité sur la côte toute proche. Loïc, pêcheur d’ Hoedic, part à leur secours pour essayer de les tirer de la mauvaise posture. Il a l’habitude de venir aider les bateaux en difficulté. Si les médailles ont du sens, certainement, il mérite une très belle médaille. Au bout d’une certain nombre d’essais, Loïc arrive a déhaler le bateau et à le ramener sur le ponton du port. La Snsm arrive et vérifie la flottabilité du bateau. La décision est prise de le remorquer vers le continent pour éviter une autre facheuse situation surtout avec un bébé à bord.

Défrisés, nous prenons la décision de prolonger notre séjour sur Hoedic. Nous faisons le tour de l’île à pied par le sentier côtier. De belles plages nous invitent à la baignade. Nous nous laissons faire au vieux port de la Croix au sud d’île où je nage jusqu’à un groupe de bateaux mouillés sur corps morts.

Tout autour de l’île, les plages accueillantes se succèdent, mais sont souvent désertes en ce début de septembre.

Dans l’après midi, en profitant de la marée montante, nous posons le bateau sur le sable de la plage avec la promesse d’une nuit paisible quand le bateau sera à sec.

Le soir, nous trouvons une table accueillante au restaurant Le jardin d’Augusta devant lequel nous étions déjà passé le midi. Là encore l’ambiance est sympathique. Et nous parlons bateau et île avec nos voisins de droite et de gauche. A notre droite, nous parlons aussi poésie et qualité de vie sur Hoedic. A minuit, nous sirotons un whisky chez Armelle Guémas qui est auteure du livre « lliennes » et du livre de poésie « Les saisons d’une île » qu’elle nous dédicace.

Le retour au bateau est un peu hésitant après tous les alcools consommés et retrouver le chemin de l’annexe est presque dangereux dans notre état. Mais, nous aidant mutuellement, nous arrivons à retrouver nos couchettes pour une nuit paisible sur le haut de cette plage.

Le lendemain, sans se bousculer, nous arrivons à larguer les amarres pour revenir sur le continent. Mais nous avons pris rendez-vous avec Hoedic pour y revenir très bientôt.

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Houat

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Le faisan s’est installé à Houat et à Hoëdic

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La Teignouse est un des principaux passages pour aller de la Baie de Quiberon vers Belle Ile en Mer

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Belle Ile

Belle Ile

Sauzon

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Les dauphins à la pointe des Poulains à Belle Ile

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Hoëdic

Hoëdic

Les soeurs de Hoedic

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Le pêcheur va tirer le bateau parti sur les cailloux

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La Trinquette est le rendez-vous des insulaires

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Le terrain de boules devant l’église

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Le port l'Argol au nord de Hoëdic

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Le port la Croix au sud de Hoedic

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Un gravelot sur la plage

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Gwenva Gwenn posé sur le sable du port de Hoedic

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De 6 à 8h, jeu de boules

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Sortie du port de Hoedic

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La bonite pêchée par Isa

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