4 m 5 m 6 m 7 m 8 m 9 m 10 m 11 m 12 m 13 m 14 m 15 m

La Rance Maritime

La Rance Maritime

Après avoir navigué entre Redon et Dinan, nous avons confié notre bateau au port de Lyvet en amont de l’écluse du Châtelier. Pour découvrir la Rance Maritime, nous avons franchi cette écluse un week-end de juillet avec notre Blue Djinn en tenue de pénichette.

L’écluse du Châtelier est beaucoup plus large que celle du canal. Ses dimensions me font penser à celles d’Arzal. Elle est ouverte jusqu’à 21 h. Elle est dominée par une cabine d’éclusier qui bénéficie ainsi d’une bonne vue périphérique amont et aval.

Après un tour à la plage en voiture, nous nous présentons à 19 h. Un feu rouge nous indique que l’écluse ne nous est pas accessible. Un autre bateau remontant est en cours d’éclusage. Nous nous mettons à couple en attendant. Une fois amarré dans le bassin, la descente est plus profonde aussi. Puis les portes s’ouvrent sur un chenal étroit balisé au milieu d’un large lit à sec.

La Rance Maritime est soumise à des cycles de variation de hauteur qui sont contrôlés par l’usine marémotrice . Ces marées EDF sont décalées par rapport aux marées de la mer. Chaque vendredi, l’usine marémotrice publie les courbes de niveau d’eau optimisé pour les besoins en électricité.

A 20 h, nous suivons le chenal en faisant attention de ne pas nous embourber sur le bord. Ce soir, un bateau est d’ailleurs planté à la limite du chenal. Son équipage a dû se résigner à s’arrêter ici pour cette nuit. Après plusieurs courbes, le plan d’eau s’élargit. Notre objectif initial était le port de Plouer-sur-Rance, le seul qui dispose de pontons, mais qui n’est accessible qu’à marée haute. Le charme vespéral de la Rance nous fait changer d’avis. Nous attrapons un corps-mort devant le village en pierre de Mordreuc et bénéficions d’une vue privilégiée sur le Château du Chêne Vert sur l’autre rive. Le vent fait frisonner la surface de l’eau et notre bateau en profite pour nous balancer pendant notre dîner dans le cockpit.

Dimanche nous sommes debout de bonne heure. Enfin, c’est une façon de parler, parce que sur notre bateau, nous sommes le plus souvent assis. Nous décidons de rejoindre le port de Plouer pour prendre un petit déjeuner à terre et découvrir ces lieux. En suivant les consignes de navigation, nous rentrons par la porte étroite avec le feu qui est vert et nous nous amarrons au premier ponton qui s’est révélé être le ponton visiteur. A terre, le capitaine du port nous précise qu’il ne sera bientôt plus possible de sortir. Nous repartons donc tout de suite parce que notre ambition est de découvrir la partie aval de la Rance.

En descendant vers la mer, le sondeur indique 12 m au plus profond sous le pont de la D 366. Puis, nous repartons sur une zone moins profonde qui nous oblige à suivre le chenal. Nous passons devant St-Suliac que nous photographions à contre-jour. Nous allons encore jusqu’à l’île au Moine (sur la Rance) où nous rencontrons des voiliers sous voiles. Nous avons navigué sur les 2/3 de la Rance Maritime. En revenant, j’ai l’impression que ces bateaux ont du mal à remonter le courant. D’ailleurs, notre propre vitesse GPS a aussi baissé. Je soupçonne que des algues sont venus contrecarrer notre retour. Avec une marche arrière et des levées de la dérive, la vitesse remonte vers les 4 nœuds.

Les paysages défilent de nouveau à l’envers. Nous rentrons à nouveau dans le chenal étroit pour rejoindre l’écluse. Le sondeur signale des hauteurs en baisse 1m 50, 1m 30, 1m 10. Nous relevons la dérive. Mais la descente se poursuit : 0m 90, 0m 70. Le niveau remonte parfois un peu, puis redescend. A 0m 50 le bateau s’arrête. Deux autres bateaux à moteur nous rejoignent et connaissent le même sort. Nous arrivons à nous retourner et à revenir en arrière pour nous amarrer sur une bouée. Ce qui n’est pas le cas pour un des bateaux qui reste planté au milieu du chenal. Comme le niveau doit encore descendre un peu, nous nous installons sous le taud pour le déjeuner que nous avions prévu de prendre au restaurant de Lyvet... A 13h30, l’eau étant remontée de 50 cm, nous reprenons la navigation vers l’écluse, mais il faudra encore attendre une autre heure pour que la porte s’ouvre effectivement. Finalement, il est 15h quand nous arrivons au ponton et que nous pouvons aller prendre une glace au restaurant alors que la chaleur est au plus fort.

La navigation sur la Rance offre de belles perspectives et de beaux paysages. De beaux villages en pierre sont campés sur les bords. De beaux châteaux et de belles maisons de maître aussi. Pour exploiter davantage les ressources nautiques, il faudrait embarquer une annexe qui permettra de visiter les différents sites.

L’extrémité aval est barrée par le barrage de la Rance et l’usine marée motrice. Un périmètre de sécurité autour de la centrale électrique interdit la navigation immédiate . On raconte qu’un bateau est passé malgré tout par les turbines et qu’on n’a trouvé que des bois d’allumettes de l’autre coté !

Je ne suis pas allé dans le dernier tiers aval qui promet d’être plus large et facile à naviguer. Mais, à mon avis, la dépendance de la marée gérée par l’usine marémotrice handicape la liberté de circuler.

J'aime Bof

Le village de Mordreuc

J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

Port de Plouer-sur-Rance

J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

St-Suliac

J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

La Rance Maritime
J'aime Bof

Château du Chêne Vert

J'aime Bof


Votre commentaire sur 'La Rance Maritime'